Le logement social est incompatible avec le TSCG

Posté par cgtictamoph93 le 7 septembre 2012

150 000 logements par an. Cela va a priori dans la bonne direction, mais d’où vient ce chiffre ? On est loin du million de logements qu’il faudrait construire pour répondre à la totalité de la demande et à la nécessaire rénovation d’une grande partie du parc HLM. 150 000 logements, mais on ne dit pas à quel niveau de loyer. La notion d’habitation à loyer modéré ayant été supprimée du vocabulaire officiel, ces 150 000 logements seront-ils sociaux, très sociaux, pas sociaux, peu sociaux ? Leur construction et leur gestion sera-t-elle confiée à des opérateurs publics (donc avec les fonds adéquats bien entendu) où à des groupes dont le seul objectif est la spéculation et la rentabilité du capital investi ? Est il prévu de faire prendre en charge la construction des logements par des SPL (société publique locale), ou par des offices publics qui en auraient les moyens… Autant de questions en suspens…

Dans les collectivités territoriales et établissements publics, l’adoption du traité budgétaire signifiera une restriction sans précédent des dépenses publiques, le non remplacement des départs à la retraite et la diminution des effectifs ; la généralisation des « partenariats publics privés » (PPP) ou des « sociétés publiques locales  » (SPL) qui sont des instruments de la privatisation des services publics. Toute construction en PPP, toute mise en place d’une SPL (et le secteur du logement pourrait largement être concerné par cette méthode) implique l’intervention d’entreprises privées et des banques. Celles-ci apportent les capitaux nécessaires, construisent, et gèrent les bâtiments pour le compte des collectivités (ou de l’Etat) qui ont passé commande. En contrepartie la collectivité verse un loyer (un véritable crédit revolving permanent !) pour l’utilisation des locaux et/ou du service rendu. Cette méthode, héritée du désengagement de l’Etat, va être le fer de lance de la mise en place de l’Acte III de la décentralisation qui préconise l’aggravation des transferts de charge de l’Etat sur les collectivités, poussant ses dernières à s’endetter… et l’on nous parle de réduction des déficits publics. Quelle hypocrisie ! Pour les banques, les profits considérables, pour les collectivités, l’endettement et l’austérité !

 

 

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Extrait du communiqué de la CGT (06/09)

Pour combattre la crise du logement (…)

« Il s’agit de vouloir réorienter les avantages fiscaux dont bénéficie le privé en direction du logement locatif social. Cette aide à la pierre permettrait de baisser directement d’un tiers le montant du loyer.

Il s’agit aussi de réformer le livret A et d’en doubler immédiatement le plafond pour mobiliser davantage d’épargne garantie vers les organismes Hlm. Il s’agit encore de mettre fin à la tutelle et à la ponction financière de l’État sur le 1 % logement et de donner vie à l’accord national interprofessionnel, signé unanimement par l’ensemble des parties, syndicats et employeurs, visant à la fois à produire davantage de logements sociaux et à en étendre le bénéfice à l’ensemble des salariés quelle que soit la taille de l’entreprise. A y regarder de plus près, il s’agit, ni plus ni moins, en définitive que d’appliquer des dispositions à l’opposé des entraves aux politiques publiques qu’imposerait une adoption du traité européen. »

 

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